Viêt-Nam : harcèlement du défenseur de la liberté d’expression Nguyen Van Dai
L’avocat Nguyen Van Dai, connu pour ses prises de position en faveur de la démocratie et son soutien aux cyberdissidents vietnamiens emprisonnés, a été détenu et interrogé par la police entre le 3 et le 4 février 2006, en même temps que cinq autres dissidents. Reporters sans frontières demande aux autorités vietnamiennes de cesser leur harcèlement permanent à l’encontre de ce groupe de démocrates.
« Hanoi avaient légèrement assoupli son contrôle des médias et d’Internet pour faciliter l’entrée du pays dans l’OMC et redorer son image avant le sommet de l’APEC de novembre 2006. Maintenant que la pression internationale s’atténue, le pouvoir tente d’étouffer le fragile mouvement démocratique vietnamien. Il est essentiel de soutenir Nguyen Van Dai et son combat pour la liberté d’expression », a déclaré l’organisation.
Nguyen Van Dai, 38 ans, a été arrêté à son cabinet de Hanoi avec cinq autres personnes, dont sa collègue Le Thi Cong Nhan et l’ingénieur Bach Ngoc Duong. Ils ont tous été relâchés le jour même ou le lendemain, mais la police leur a indiqué qu’ils seraient convoqués prochainement pour de nouveaux interrogatoires. Le autorités accusent ce groupe de monter « une organisation visant à renverser le gouvernement ».
Nguyen Van Dai publie régulièrement des essais en faveur de la démocratie sur des sites Internet basés à l’étranger. En juin dernier, peu après le 10e Congrès du Parti communiste vietnamien, il avait rédigé un article, publié sur le site en vietnamien de la BBC, intitulé « le droit de fonder un parti au Viêt-nam ». Ce texte lui avait valu d’être immédiatement convoqué par la police. L’avocat a par ailleurs été l’un des premiers signataires du texte fondateur du « Bloc 8406″, un mouvement démocratique apparu en avril 2006. Nguyen Van Dai fait partie du comité de rédaction du journal indépendant Tu Do Dân chu (Liberté et démocratie), lancé en août 2006 et distribué dans les grandes villes du Viêt-nam. Il avait récemment pris position en faveur du cyberdissident américain Thanh Cong Do (Nam Tran), arrêté et détenu quelques jours en septembre.
Les autorités mettent actuellement tous les dissidents politiques connus sous pression, notamment le docteur Pham Hong Son qui, bien que sorti de prison le 30 août, est toujours surveillé par des policiers.
Source : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=20913
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